MOEUns, VOYAGES ET VOYAGEünS t5
contmuerent seuls lameme resistance sanglante et ma-gnanime ä laquelle l’Europe ne fit pas d’attention, etqui n’a eu pour historiens que quelques vovageurs äpeine lus. En 1829, Ietraited’Andrinople, concluentrcla Porte et la Russie, assura ä cette dernierela propriele« de tout le littoral de la mer Noire. » Ces mots, quisignifiaient la Circassie entiere, frapperent si legere-ment les csprits, que pas un journal ne mentionna labrillante conqueie dissimulee par la Russie sous cettePhraseologie modeste.
Mais apres avoir niis la Gircassie dans sa poche aumoyen d’un traite, il fallait encore s’asssurer des Cir-cassiens. Cola n’etait pas facile. Ils s’obstinaient ä seregarder comme leurs propres maitres et opposaientaux corruptions, aux menaces, aux armees, aux escar-mouches, a la petite guerre, ä la grande guerre, uneobstination sublime, que la gloire ne couronnait pas,qui n’etait soutenue d’aucun appui exterieur, et surlaquelle les regards du monde civilise etaient a peineouverts. De temps eu lemps un voyageur anglais, pe-netrant dans ces regions peu connues, s’etonnait desgrandes choses qui s’y faisaient obscuröment, encou-rageait les Circassiens ä la resistance et consignaittout cela dans son livre. Les affaires des Russes n’a-vanqaient gueres. Williamineff, apres sept campagnesinutiles et des Hots de sang repandus, allait fetre acculeau Couban vers la fin d'octobre 1836, avec une armendesorganisee, decouragee et dölabree, exposee aux at-taques d’une population guerriere et furieuse. Il sauvales debris de ses troupes par un procede bizarre.
11 supposa des dep&ches de sa cour, portant l’ordreexpres de cesser toute hostilite en Gircassie; on dou-