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DES LIVRES ET DES MAXÜSCRITS
lo degre de confiance que l’on doit atlacher aux edi—tions modernes.
Avant la chute de l’empire romain, on adopla gene-ralement !es caracteres cursifs, qui se rapprochent as-sez de nos caracteres peiils romains et que l’on nom-mait demi-onciules ; ils servaient ä !a correspondance.Des le ix° siecle, la plupart des peuples d'Europe s’enemparerent et ils subirent plusieurs changernents deforme, qui servent ä fixer les epoques. L’alphabet grecdonna naissancc aux alphabets gaulois, golhique an-cien, runique, sclavon, coptique, servien, russe, bul-gare, armenien. L’alphabet romain donna naissance äceux des Lombards, des Saxons, des Wisigoths, desAormands, des ficossais et des Irlandais. 11 laut etudierles specialites de lous ces caracteres et les comparer äl’epoque et aux peuples auxquels on les attribue pours’assurer de l’authenticite des manuscrits.
Dans le conrs des vin e et ix e siecles, les copistesadopterent les abreviations employees par les secretai-res ct tachygrapb.es romains. Pour ne pas interrompreles mouvements de la plumc, un seul trait, nn signe,indiquaient les mots qui se represcntaient le plus sou-vent; aussi, depuis le ix e siecle, les manuscrits sont-ilspleins d’abreviaüons, de contractions, d’hieroglyphes,qui en rendent la lecture fort penible, et qui devinrent,avec le temps, encore plus compliques et plus etran-ges. Les premiers iinprimeurs adopterent quelques-unes de ces abreviations dont l’emploi a taut de foisembarrasse les Icctenrs de l’evangile grec et qui n’a-vaient pas encore disparn ä la fin du xyiii“ siecle. Onpeut aussi tirer des inductions utiles des miniaturesou illuminations (comnie l’on disait an moven Age),