DEUX HEURES AU SALON.
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certains artistes de tirer des coups de pistolet ä l’o-reille des gens. On joue du revolver, messieurs, quandon ne connaft ni le violon, ni la harpe, ni le piano,et l’on fait du bruit quand on ne sait pas la musique,
II
II est, ä chaque Salon, un certain nombre de sujetsque Ton peut appeler fatals. — Les Judith tuant IIo-lopheme , les Marie-Antoinette au Temple, les Faust etMarguerite , les illustrations de Metastase :
O primavera, giuventä dell’ anno;
0 giuventä, primavera della vita.
Ces sujets-la ne manquent pas au Salon de 1865. IIen est d’autres qui naissent de l’actualitd. Apres la pu-blication du livre de Mrne Beecher Stowe, les OnclesToms montraient gä. et lä leur tdte crdpuc. La guerred’Orient et la guerre d’Italle ont fourni leur eontin-gent de zouaves et de chasseurs de Vincennes. La Ba-taille de Waterloo de Victor Hugo est cause, cette an-n6e, que de pauvres soldats anglais sont massacresdans deux ou trois salles differentes par les cüirassiersde Milhaud. Un des auteurs de ce carnage doit etre under patriote, car il a donnd des faces atroces aux gre-nadiers de Wellington. M. H. Beilangd a dtö plus cld-ment dans ses Cüirassiers ä Waterloo , passage du che-min creux. — Les cüirassiers eourent au triple galop,se heurtant, se euibutant, s’dcrasant dans l’ornidre,puis enlevant leur clieval et escaladant ce piateau duMont Saint-Jean, oü lä-haut, a droite, les cavaliers auxcuirasses dnormes disparaissent dans la föurnaise.G’est un bon tableau de bataille, qui rappelle lescharges de cavalerie de Raffet. Et cette annde, les ta-bleaüX militaires sont assez rares. Je ne sais si c’est