112 PEINTRES ET SCULPTEURS CONTEMPORAINS.
un symptöme et si le eongrts de la paix doit y voir unacheminement vers le desarmement universel, maisc’est un fait et je le constate 1 .
En revanche, les sujets rdvolutionnaires ne fontpoint ddfaut. Ge genre de peinture platt infiniment äla foule. II est dramatique etl’on est bien aise de re-trouver au Salon les 6motions que donnent les dramesde M. d’Ennery. J’ai de grandes felicitations ä adres-ser ä M. de la Gharlerie qui n’a pas prßtd ä tous lesröpublicains dans sa Marie-Antoinette au tribunal re-volutionnaire l’expression de tigres flairant leur proie.En revanche, M. Eirmin Girard s’en est donne ä cceurjoie. II avait affaire, il est vrai, aux assassins deMme de Lamballe. Je regrette d’ailleurs qu’il ait peintla princesse avec le visage d’une jeune Alle de scizeans; j’ai cru un instant qu’il s’agissait de Mlle de Som-breuil. En septembre 92, lorsque d’un coup de bücheCharlot ütendit la princesse ci ses pieds, Mme de Lam-balle, n6e en 1749, avait quarante-trois ans. Jeneveux pas dire que ce soit pour les meurtriers une cir-constance attünuante, mais ä coup sür, e’est une er-reur profonde que le peintre a commise. Petite chi-cane, je le veux bien 2 . La faute en est ä cetemps-ci.Nous avons la manie de l’exactitude, de i’ürudition,des dßtails, de la mouche qui complüte une physio-nomie, de la fibrille qui la transforme. L’amour de lacouleur locale nous conduira droit ä rarchaxsme,comme l’amour de la rime riche nous a conduits a lapo6sie de mots. M. Tissot apres M. Leys en est d6jä äcette peinture archa'ique et M. Alma-Tadema nesecon-
1. H61as!
2. Je ferai un reproehe semblable ä M. Souplet, qui nous montreSebastien Mercier, dans la rue Dauphine, rödant et regardant, etprenant des notes pour son Tableau de Paris. Mercier en tricorne,Mercier coiffe comme un clerc de procureur, lui qui, bien avant leschapeliers, avait invente les chapeaux ronds!