L’ART FRANCAIS EN 1872. 315
Gela est profonddment senti et admirablementpeint.
M. Eugene Feyen 1 . — Les Glaneuses de la mer. —Une peinture minuscule, inais charmante. Ces gla-neuses, hautes camme le doigt, jendent, sur la plage,les hultres trouvßes ä marfie hasse. Le ton un peucrayeux du tableau ajoute ä sa valeur par je ne saisquelle harmonie argentöe. Les petites figures qu’onregarderait volontiers ä la loupe, sont traitees avecbeaucoup d’esprit et de gräce. Ces flllettes aux jambesnues, le teint rose, et plus petites que des poup^es äressort sont adorables. Cela est fort joli, etd’une vöritöamüsante. II faut en dire autant de cette fdte de villageque M. Eugene Feyen appelle YAssemblee du mont Dole.Ces deux peinturesmerappellentlestableaux si curieuxde l’Anglais Flith. C’est du Flith vu par le gros bout dela lorgnette.
M. Jules Garnier® a obtenu un vif succes avec sonDroit du seigneur. C’est une peinture. un peu criarde,mais interessante, et qui a le privildge d’amuser le pu-blic. Le seigneur insolent emmene la fiancde qui pleure;le mari demeureh6b6td. On regarde, onrit et le peintreattire ainsi la foule. C’est un peu lä comme du Biarden pourpoint.
M. Firmin GiRARD’avec sa Marchande de fteurs, est, ämon sens, un des nouveaux venus du Salon. Cesfleurs sont colorees, fraiches cueillies, odorantes.Yoiläun fort bon tableau.
M. Eugene Gibaud'* est loin de ses Danseuses espagno-
1. Eldve de P. Delaroche. Medaille en 1866.
2. EI£ve de M. Geroine.
3. Eleve de M. Gleyre. Medaille de troisiäme classe en 1863.
4. Ne ä Paris, le 9 aoüt 1806. Elöve de T. Richomme et de Hersent.On a de lui : lex Enrölements volontaires (1835); le Privdt Marcelsauvant le dauphin Charles (1836); la Permission de dir heures(1839); Coup de vent (1853); Nuit parisienne (1866); la Sortie desvepres (1868); la Devisa (1869); un grand nombre de jortraits, etc.