de M. Bernôulli. 119M La Patrie de M. Bernôulli ren-l 1 ’® dit justice à un Citoyen qui l’hono-à roit tant, & en 1687. il fut élu par
lufa un consentement unanime Profes-
?wí; seur en Mathématique dans l’Uni-
M- versité de Baie. Alors il fit paroître
J à un nouveau talent, c'est celui d’ins-
-hoit truire. Tel est capable d’arriveraux
M 1S , plus hautes connoissances qui n'est
l’i pas capable d’y conduire les autres,
, fa- & il en coûte quelquefois plus à
pan l’Efpritpour redescendre, que pour
j lî continuer à s’élever. M. Bernôulli
aW par l’extrême netteté de ses Leçons,
laë& & par les grands progrès qu’il faifoit
Éii. faire en peu de temps , attira à
Baie un grand nombre d’Auditeursw f- Etrangers.
Les exercices que demandoit fa,çjf place de Professeur produisirent en-
10m . tre autres fruits tout ce qu’il a don-
-M né fur les Sériés ou Suites infinies de
[e ]e Nombres. II s’agit de trouver ce
; c lu. que vaut la somme d’une infinité
y de Nombres réglez selon quelque
JDI j5 ordre ou quelque loi, & fans doute
â la Géométrie ne montre jamais plus
U â'au-