4 Eloge
courut en 1678. les montagnes de Dau-f biné & de Savoye^à'ah il rapporta quan-tité de belles Plantes scelles, qui commen-cèrent son Herbier.
La Botanique n’est pas une Science sé-dentaire & paresseuse , qui se puifle ac-quérir dans le repos St dans l’ombre d’unCabinet, comme la Géométrie,& l’His-toire , ou qui tout au plus, comme laChimie , l’Anatomie , St l’Astronomie,ne demande que des opérations d’assez peude mouvement. Elle veut que l'on cou-re les Montagnes St les Forêts, que l’ongravide contre des Rochers escarpés, quel’on s’expose aux bords des précipices.Les seuls Livres qui peuvent nous instrui-re à fond dans cette matière,ont été jet-tes au hazard fur toute la surface de la Ter-re, St il saut se resoudre à la fatigue Scau péril de les chercher St de les ramasser.De-là vient aussi qu’il est fl rare d’excel-ler dans cette Science > le degré de passionqui suffit pour faire un Savant d’une autreespece, ne suffit pas pour faire un grandBotaniste, Sc avec cette passion même,il faut encore une santé qui puisse la sui-vre, une force de corps qui y réponde.M. de Tournefori ctoit d’un tempéramentvif, laborieux, robuste, un grand fondde gaieté naturelle le soûtenoit dans le
tra-