ie M. de Tournefort. $
Comme il le destinoit à l’Eglise, il lefît étudier en Théologie, Sc le mit mê-me dans un Séminaire. Mais la destina-tion naturelle prévalut. II falloit qu’ilvît des Plantes , il alloit faire ses étudescheries, ou dans un Jardin assez curieuxqu’avoit un Apotiquaire d ’Aix, ou dansles campagnes voisines,ou fur la cime desRochers ; il pénétrois par adresse ou parprefens dans tous les lieux fermés, où ilpouvoit croire qu’il y avoit des Plantesqui n’étoient pas ailleurs} si ces fortes demoyens ne réùssiíîbient pas, il íè refol-voit plutôt à y entrer furtivement, Sc unjour il pensa être accablé de pierres pardes Paîfans qui le prenoient pour un Vo-leur.
11 n’avoit guere moins de passion pourl’Anatomie Sc pour la Chimie que pourla Botanique. Enfin la Physique Sc laMedecine le revendiquèrent avec tant deforce fur la Théologie, qui s’en étoit mi-se injustement en possession, qu’il fallutqu’elle le leur abandonnât. II étoit en-couragé par l’exemple d’un Oncle pater-nel qu’il avoit, Médecin fort habile êcfort estimé, Sc la mort de son Pere arri-vée en 1677.1e laissa entierement maîtrede suivre son inclination.
II profita aussi-tôt de sa liberté,& par-A r cou-