de M. de Tourne fort. 7un bel ordre dans de grands Livres de pa-pier blanc, le païoit suffisamment de toutce qu elles lui avoient coûté.
Heureusement pour les Plantes, M. Fa-gon alors premier Médecin de la feue Rei-ne , s’y étoit toûjours fort attaché, com-me à une partie des plus curieuses de laPhysique, & des plus essentielles de laMédecine j & il favorisoit la Botaniquede tout le pouvoir que lui donnoient faplace & son mérité. Le nom de M. deTournesort vint à lui de tant d’endroitsdifférents, & toûjours avec tant d’unífor-mité, qu’il eut envie de l’attirer à Paris,rendé-vous général de presque tous lesgrands talens répandus dans les Provinces.II s’adressa pour cela à M e de Venelle ,Sous-gouvernante des Enfans de France ,qui connoiíïòit beaucoup toute la famillede M. de Tournefort. Elle lui persuadadonc de venir à Parts, 6c en 168z elle lepresenta à M. Fagon , qui dès la mêmeannée lui procura la place de Professeuren Botanique au Jardin Royal des Plan-tes, établi à Paris par Louis XIII. pourl’instruétion des jeunes Etudians en Mé-decine.
Cet emploi ne l’empêcha pas de fairedifférons voyages. II retourna en Espagne,Sc alla juíqu’en Portugal. U vit des Plan-A 4 tes,