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tes, mais presque sans aucun Botaniste.En Andalousie , qui est un païs fécond enPalmiers, il voulut vérifier ce que l’ondit depuis si long-temps des Amours duMâle 5 e de la Femelle de cette espece,mais il n’en put rien apprendre de certain,& ces amours si anciennes, en cas qu’el-3 es soient, sont encore mystérieuses. IIalla aussi en Hollande 5c en Angleterre , oùil vit 5c des Plantes, 6c plusieurs grandsBotanistes,dont il gagna facilement l’esti-me 6c Pamitié. Il n’en faut point d'au-tre preuve, que Penvie qu’eut M. Her-man, célébré Professeur en Botanique àLeyde ,de lui résigner fa place, parce qu’ilétoit déja fort âgé. 11 lui en écrivit aucommencement de la derniere guerre avecbeaucoup d’instance,6c le zele qu’il avoitpour la Science qu’il professeit, lui íai-íoit choisir un Successeur,non-seulementEtranger, mais d’une Nation ennemie.II promettoit à M. de Tournefort une pen-sion de 4000 livres de M ts les Etats Gé-néraux , 6c lui faifoit esperer une augmen-tation, quand il seroit encore mieux con-nu. La pension attachée à sa place duJardin Royal étoit fort modique, cepen-dant l’amour de son Païs lui fit refuserdes offres si utiles 6c si flateuses. II s’yjoignit encore une autre raison, qu’il di-