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lui-même qu’il croît que son Syflême réunitfjf concilie tous les autres , supplée à leursimperfections , étend leurs bornes , éclaircitleurs obscurités , 6? que les Philosophes n'ontplus qu'à travailler de concert fur ces prin-cipes , & à descendre dans des explicationsplus particulières , qu'il s porteront dans leTrésor d'une solide Philosophie , 11 est vrai
que ses idées font simples, étendues, vas-tes, Elles partent d’abord d’une grandeuniversalité, qui en est comme le Tronc,& ensuite se divisent, se subdivisent, St,pour ainsi dire,se ramifient presque àl’in-sini,avec un agrément inexprimable pourl’esprit, St qui aide à la persuasion. C’estainsi que la Nature pourroit avoir pen-sé.
Dans ces deux Ouvrages, il admettoitdu Vuide, St regardoít la matière com-me une simple étendue absolument indif-férente au mouvement St au repos ; il adepuis changé de sentiment sur ces deuxpoints. A l’égard du dernier, il étoitvenu à croire que pour découvrir l’essen-ce de la matière il falloit aller au delà del’étenduë , St y concevoir une certaineforce qui n’est plus une simple grandeurgéométrique. C’est la fameuse St obscu-re Entekcbie à'Aristote , dont les Scho-lastiques ont fait les Formes sub stntiel-