322. Eloge
quelque utile qu’elle eût été, trouverl’Art de persuader aux différents Peuplesde s’en servir, & ce n’eût pas été là lemoins difficile. Ils ne s’accordent qu'à«'entendre point leurs intérêts communs.
Juíqu’ici nous n’avons vu que la Viesavante de M. Leibnìtz , ses Talens , sesOuvrages , ses Projets, il reste le détaildes évenemens de fa Vie particulière.
II étoit dans la Société sécrété des Chi-mistes de Nuremberg lors qu’il rencontrapar hazard à la table de l’Hôtellerie où ilmangeoit M. le Baron de Boìnebourg Mi-nistre del’Electeur d zMayence, Jean Phi-lippe. Ce Seigneur s’apperçut prompte-ment du mérité d’un jeune homme enco-re inconnu , il lui fit refuser des offresconsidérables que lui faisoit le Comte Pa-latin pour récompense du Livre de GeorgeUlicovìus , & voulut absolument rattacherà son Maître, St à lui. En 1 668. l’Elec-teur de Mayence le fit Conseiller de laChambre de revision de sa Chancellerie.
M. de Boìnebourg avoir des relations àla Cour de France , St de plus il avoir en-voyé son fils à Paris pour y faire ses étu-des, Sc ses exercices. II engagea M .Leib-nìtz à y aller auffi en 1672, tant par rap-port aux affaires , qu’à la conduite dujeune homme. M. de Boìnebourg étant
mort