de M. Leibnitz. , 319II étoit d’une forte complexion. IIn’avoit guere eu de maladies , exceptéquelques vertiges dont il étoit quelquefoisincommodé, Ôt la goûte. 11 mangeoitbeaucoup, Sc buvoit peu, quand on nele sorçoit pas, Sc jamais de vin fans eau.Chez lui il étoit absolument le maître,car il y mangeoit toujours seul. II ne re-gloit pas ses repas à de certaines heures,mais selon ses études, il n’avoit point deménage, Scenvoyoit quérir chez un Trai-teur la premiere choie trouvée. Depuisqti’iî a volt la goûte il ne dînoit que d’unpeu de Lait, mais il saisoit un grand sou-per, sur lequel il se couchoit à une heureou deux après minuit. Souvent il ne dor-moit qu’affis sur une chaise, Sc ne s’en ré-veillon pas moins frais à sept ou huit heu-res du matin. II étudioit de fuite , & ila été des mois entiers fans quitter le Siè-ge, pratique fort propre à avancer beau-coup un travail, mais fort mal-faine. Auflîcroit-on qu’elle lui attira une fluxion furla jambe droite, avec un ulcéré ouvert.II y voulut remedíer à fa maniéré., car ilconfultoit peu les Médecins, êc il vint àne pouvoir presque plus marcher, ni quit-ter le lit. ,
11 saisoit des extraits de tout ce qu’íl lî-soit j & y ajoûtoit ses réflexions, après
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