âe M. O Z AN A M. 337
II fit imprimer à Lion en 1670. des Ta-bles des Sinus, Tangentes fic Sécantes,fie des Logarithmes plus correctes quecelles de Ulacq , de Pitìscus fie de HenriBriggs. Comme ces Tables font d’un usa-ge fort fréquent, c’est un grand reposque d’en avoir de sûres.
Deux Etrangers à qui il enseignoit àLien lui ayant parlé du chagrin où ilsétoient de n’avoir point reçu des Lettresde Change qu’ils attendoient de chez euxpour aller à Paris , il leur demanda cequ’il faudroit, fie fur ce qu’ils répondi-rent yo. Pistoles 1 , il les leur prêta íur lcchamp fans vouloir de Billet. Ces Mes-sieurs arrivés à Paris en firent le récit àfeu M. Daguejseau , Pere de M. le Chan-celier. Touché d’une action si noble entoutes fes circonstances, il les engagea àfaire venir ici M. Ozanam fur l’assurancequ’il leur donnoit de le faire connoître,& de l’aider de tout son pouvoir. Peude gens auffi sensibles au mérité font àportée de le favoriser, ou peu de gens àportée de le favoriser y font auffi sensi-bles.
M. Ozanam fe détermina donc à quit-ter Lion. Sur la route un inconnu luidit que s’il pouvoit renoncer au Jeu il fe-roit fortune à Paris , qu’il y acquerroitTome II. beau-