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beaucoup de réputation, qu’ÎI s’y marie-roit à 3f. ans, & quelques autres chosesparticulières que l’évenement a juíìifiées.II y auroit dans cet inconnu de quoi faireun Devin, si l’on vouloir, ou un Rosecroìnqui couroit le monde.
A peine M. Ozanam étoit-il arrivé àParis qu’il aprìt que fa Mere étoit à l'ex-trerrtité, & vouloir le voir avant; que demourir. Comme il l’airnoit avec ten-dresse il y vola, mais il eut la douleur dela trouver morte. Elle avoir eu desseinde le faire son heritier, mais le Frere ainél’empêcha par des" artifices, dont ilfepu-nit ensuite lui-même, en conduisent tres-mal ôc en dissipant ce bien qu’il avoit tantaimé.
M. Ozanam revint à Paris , & n’eutplus aucuni commerce avec une familledont il ne tenoit que son nom. II fe dé-fit de la passion du Jeu, •& les Mathé-matiques furent son unique fonds. 11 étoitjeune , assez bien fait, assez gai , quoi-que Mathématicien, des avantures de ga-lanterie vinrent le chercher. Une Fem-me qui sc disoit de condition, & qui lo-geoit dans la même maison que lui, ten-ta vivement se vertu. II lui demanda sielle n’avoit point besoin d’argent, elle enconvint, & il en fut quitte pour quel-ques