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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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ACTE II, SCÈNE VI —IX.

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léandre , bas, à Isabelle.

Tout va bien. A mes vœux le succès est conforme :Ii signe un bon contrat écrit en bonne forme ,

El sera condamné tantoL sur son écrit.

chicaneau , à part.

Que lui dil-il ? Il est charmé de son esprit.

LÉANDBE.

Adieu. Soyez toujours aussi sage que belle :

Tout ira bien. Huissier, remenez-la chez elle.

Et vous, monsieur, marchez.

CHICANEAV.

Où, monsieur ?

LÉANDJUS.

Suivez-moi.

CniCASKAlI.

Où donc ?

I-VANDRE.

Vous le saurez. Marchez, de par le roi.

CEICANEAV.

Comment!

SCÈNE VII.

LÉANDRE , CHICANEAU, PETIT-JEAN-

PKTII-JEAN.

llolà ! quelqu’un n’a-t-il point vu mon maître?Quel chemin a-t-il pris ? la porte ou la fenêtre ?LKANDHE-

A l’autre!

PETIT-JEAN.

Je ne sais qu’est devenu son fils *° ;

El pour le pcrc , il est où le diable l’a mis.lime redeinandoit sans cesse ses épices 4 3 ;

Et j’ai tout bonnement couru dans les officesChercher la boîle au poivre; et lui, pendant cela,Est disparu.

SCÈNE VIII.

D ANDIN , à une lucarne du toit; LEANDRE ,CHIC ANE AU, L’INTIMÉ, PETIT-JEAN.

DANDIN.

Paix ! paix ! que l’on se taise là.

LÉANUAE.

Hé ! grand dieu !

PETIT-JEAN.

Le voilà, ma foi, dans les gouttières.

DANDIN.

Q nelles gens êtes-vous ? Quelles sont vos affaires ?Qui sont ces gens en robe ? Etes-vous avocats?

Çà, parlez.

PETIT-JE AN.

Vous verrez qu’il va juger les chats.

DANDIN.

Avez-vous eu le soin de voir mon secrétaire ?Allez lui demander si je sais votre affaire 43 .LÉANDRE.

Il faut bien que je l’aille arracher de ces lieux.

Sur votre prisonnier, huissier, ayez les yeux.

PETIT-JEAN.

IIo , ho, monsieur !

LT ANDRE.

Tais-toi, sur les veux de ta tête,

SCENE IX.

LA COMTESSE, DANPIN, CIIICANEAU,L’INTIMÉ.

D ANDIN.

Dépêchez, donuez lotre requête.

CHICANEAU.

Monsieur, sans votre aveu, l’on me fait prisonnier.

LA COMTESSE.

Hé, mon dieu ! j’aperçois monsieur dans son grenier.Que fait-il là ?

l’intimé.

Madame , il y donne audience.

Le champ vous est ouvert.

CHICANEAV.

O11 me fait violence,Monsieur, on m’injurie ; et je venois iciMe plaindre à vous.

LA COMTESSE.

Monsieur, je viens me plaindre aussi.

CHICANEAll ET LA COMTESSE.

Vous voyez devant vous mon adverse partie.l’intimé.

Parbleu ! je veux ine mettre aussi de la partie.

LA COMTESSE, CHICANBAU ET L’INTIMÉ.

Monsieur, je viens ici pour un petit exploit.CHICANEAV.

lié ! messieurs, tour à tour exposons notre droit.

LA COMTESSE.

Son droit! tout ce qu’il dit sont autant d’impos-tures 4 s .

DANDIN.

Qu’est-ce qu’on vous a fait ?

LA COMTESSE, CHICANEAV KT L’INTIMÉ.

On m’a dit des injures.l’intimé, continuant.

Outre un soufflet, monsieur , que j’ai reçu plusqu’eux.

CHICANEAV.

Monsieur , je suis cousin de l’un de vos neveux.

LA COMTESSE.

Mousieur, père Cordon, vous dira mon affaire.l’intimé.

Monsieur , je suis bâtard de votre apothicaire.CANDIS.

Vos qualités ?

la comtesse.

Je suis comtesse.l’iniimé.

Huissier.

chicaneau.

Bourgeois.

Messieurs...

dAndxn , se retirant de la lucarne du toit.

Parlez toujours: je vous entends tous trois.

CHICANEAV.

Monsieur...

l’intimé.

Bon! In voilà qui fausse compagnie.