NOTES DE BÉRÉNICE.
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101 Hémistiche sans harmonie. Un peu plus bas,monlret-mui moins d'amour, est dur à prononcer.
Aignan.
i° 2 ba rigoureuse correction exigeront : ne ver-sont. Aignan.
103 Titus lisoit tout haut celte lellre à la pre-mière représenlalion. Un mauvais plaisant dit quec’étoil Je testa ment de Bérénice. Racine en fît sup-primer la lecture. On a cru que la vraie raisouétoit que la lettre ne contenait que les mêmescijoses que Bérénice dit dans le cours de la pièce.
Voi.TAIRE.
104 Nous avons déjà remarqué que l’usage per»mettait alors je le die au lieu de je le dise. Racinea encore employé cette expression dans Bajazet etdans Iphigénie. A. Martin.
1 05 11 me semble que la conjonction etconvien-droit mieux ici que l’alternatif ou. Aignan.
106 Mauvaise inversion. Ces petites taches seremarquent d’autant plus que les vers sont plusbeaux. Aignan.
1 0 7 U ne gloi re inexorable, pour une gloire qui
ne lui permet pas de transiger avec elle, est unede ces expressions créées dont Racine offre tantd’exemples. Aignan.
1 0 8 Son cours est inutile : J’ai cru que voire amouralloit finir sullisoit. La Harpe a dit que le cours del’amour, comme celui de la haine, est une ex-pression impropre. Il avoit sans doute oublié cebeau vers de Racine :
l)e mes inimitiés le cours est achevé.
A. Martin.
10 9 Une remarque qui seroit peu importantesans doute, s’il ne s’agissait du style de Racine,c’est la répétition trop fréquente dans celte piècede certaines expressions. Acte I, scène ir, onLrouve je me suis tu cinq ans ; même scène , aprèscinq ans d’amour; scène iv,ye me suis tu cinq ans;acte II, scène n, les vœux de cinq années; mêmescène , depuis cinq ans entiers ; et enfin ici, je croisdepuis cinq ans. A. Martin.
BAJAZET.
PREMIERE PREFACE 1 .
Quoique le sujet de cette tragédie ne soit encoredans aucune histoire, imprimée, il est pourtanttrès véritable. C’est une aventure arrivée dans lesérail, il n’y a pas plus de trenLc ans. M. le comtede Cézy étoit alors ambassadeur à Constantinople.Il fut instruit de toutes les particularités de lamort de Bajazet: et il y a quantité de personnesà la cour qui se souviennent de les lui avoir en-tendu conter lorsqu’il fut de. retour en France.M. le chevalier de Nanlouillet est du nombre deces personnes, et c’est à lui que je suis redevablede cette histoire, et même du dessein que j’ai prisd’en former une tragédie. J’ai été obligé pour cela
de changer quelques circonstances ; mais commece changement n’est pas fort considérable, je nepense pas aussi qu’il soit nécessaire de le marquerau lecteur. La principale chose à quoi je me suisattaché, c’a été de ne rien changer ni aux mœursni aux coutumes de la nation , et j’ai pris soin dene rien avancer qui ue fut conforme à l’histoiredes Turcs et à la nouvelle Relation de l’empireottoman, que l’on a traduite de l’anglois. Surtoutje dois beaucoup aux avis de M. de La Haye, quia eu la bonté de m’éclaircir sur toutes les difficul-tés que je lui ai proposées.
SECONDE PREFACE.
Sultan Amurat, ou sultan Morat 2 , empereurdes Turcs , celui qui prit Babylone en iG38 , a euquatre frères Le premier, c’est à savoir Osman ,fut empereur avant lui, et régna environ trois ans.au bout desquels les janissaires lui ôtèrent l’empireet la vie. Le second se nommoit Orcan. Amurat,dès les premiers jours de son règne , le fit étran-
gler. Le troisième étoit Bajazet, prince de grandeespérance ; et c’est lui qui est le héros de ma tra-gédie. Amurat, ou par politique, ou par amitié ,î’avoil épargné jusqu’au siège de Babylone. Aprèsla prise de celle ville , le sultan victorieux envoyaun ordre à Constantinople pour le faire mourir :ce qui fut conduit et exécuté à peu près de la ma-