NOTES DTPHIGÉNIE.
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que diins ce sens, twsuivr une place, un pays,une province. ])u lentps île Racine, son acceptionétoiL peut-être plus étendue. A. Martin'.
83 Racine a jugé sans doute que voler éloît unterme assez noble, puisqu’il l’a déjà employé aucommencement de la pièce , acte I, scène ni :
Et, si quelque insolent lui Toloit sa conquête. G.
54 Cette tournure vive et animée, qui anticipesur les temps, a été remarquée plusieurs fois. A.
9: La religion est ici personnifiée sous le nomde piété. Sévère : cette épithète a paru trop fcible àquelques critiques ; elle est, au contraire , parfai-tement mesurée et convenable. Eurybate croit queles dieux eux-mêmes ont parlé par la voix de Cal-chas. Son offrande, c’est l’offrande promise à lapiété. Gkokkhov.
98 Les détails, les sentiments, les vers, toutrépond au mérite de la situation et du plan. Rienn’est plus touchant que ces adieux d’Iphigénie :ce dernier vers est imité du grec: «Jie haïssez«point votre époux et mon père; » il y a aussi11U endroit imité de Vllccube:
Par des soldats peut-être indignement traînée, etc.
Mais il y a encore ici un grand avantage du poètefranco!» sur le poêle grec : c’est que, dans celui-ci , Clylenmestre , d’abord si furieuse , finit par semontrer résignée : elle tient des discours et faitdes questions qui sont d’une douleur tranquille:chez Racine , au contraire, eile est dans un déses-poir dont les accès deviennent plus violents jus-I qu’à la catastrophe : repoussée par les soldais,elle vomit des imprécations, et tombe dans uneespèce de délire. C’est là de la force tragique , etc’est ce qui fait que le spectateur ne respire pasun moment. La IIarps.
sT Benlrer au trouble, pour retomber dans tetrouble, est une expression peu correcte. D’ail-leurs le mot trouble est foible , même avec l'épi-thete affreux, pour exprimer le désespoir et lafureur de l’amour maternel. On peut reprocherau vers suivant quelque recherche dans la pensée :
Mourrai-je tant de fois sans sortir de la vie!
il est plus dans le goût de Sénèque que dans celuide Racine. A. Marti:,.
Bentre au troable dont je sors a aussi le défautde l’anlitbèse , et de plus celui d’une extrême du-reté. ArrîNAv.
9 * C’est Euripide qui a fourni à Racine ce beautrait d’Agamemnon qui se voile le visage. lui tra-gédie françoisc n'offrant pas la même situationque la tragédie grecque , un a dit que l'imitationji’éloit pas heureuse , et qu’Agamenmon , qui voitAchille aux prises avec l'armée , ne devoit pas res-ter étranger à l’évènement. Cependant il est cer-
tain qu'Agamemnnn ne peut s’armer pour ceux |qui veulent immoler sa fille , sans cesser d’êlrepère : ni combattre pour Achille , qui veut empê-cher ce sacrifice , sans cesser d’être roi. Car, sid’un côté il s’agit du sort d’Iphigénie , de l’autreil s’agît du sort de la Grèce assemblée. Agamem-non a donc fait tout ce qu’il devoit comme roi,en cedant aux vœux de l’armée: à présent le pèredoit se lésiguer, et attendre cc que les dieux vonten ordonner, et c’est ce qu’Euripide et Racineont exprimé par une image gublime. A. Martix.
99 JNous avons déjà remarqué que le mol ennuia beaucoup perdu de son ancienne énergie. Ra-cine l’a employé cinq fois dans Iphigénie, et l’em-ploi n’cn a pas toujours été heureux.
100 Horreur a iri. de même qu’un peu pins bas,une acception religieuse et mystique. Aignax. -
101 Si mortel n’est peut être pas d’une logiqueparfaite ; il me semble que mortel n’admet pas dedegrés de comparaison. AigxAN.
102 Sans la réunion de ces traits l’œil farouche,l’air sombre, et ce mot pittoresque, hérissé, quifinit le vers, le mot poil, désagréable envers,n’auroit pu passer: il passe ici comme faisant partied’un tableau d'effroi. La Harpe.
103 Voltaire a écrit que s’il falloit donner leprix de la tragédie, il seroil difficile de le refuser
à Iphigénie en Aulide. Il y trouve tous les genres jde beauté : l’intérêt du sujet, la force des situa- ;lions , la variété et la vérité des caractères ; le pa- jthétique violent dans Clytemnestre, le pathétique jdoux dans Iphigénie, les combats de la nature etdu rang suprême dans Agamemnon , cl enfin leplan le plu» irréprochable et la contexture dra-matique la plus parfaite ; l’incertitude , la crainte ,l’espérance, la pitié, la terreur, étant soutenues,graduées et variées . sans un seul moment de re-lâche , depuis le premier vers jusqu’à la dernièrescène. Il ne dit rien du style : c’est celui de Ra-cine dans toute sa perfection. Il ne mêle aucunreproche à ses louanges. S’il eût trouvé, l’épisoded'Eriphile répréhensible, sans doute H en auroitfait mention : son silence sur cet objet importantdoit faire penser qu’il n’étoit pas de l’avis des cen-seurs de ce rôle, et qu’il n’a pas même cru leur opi-nion assez appuyée, pour y faire attention. Racines’eslimoit très heureux d’avoir trouvé celle fabled’Eriphile , d’une autre Iphigénie , dans des tradi-tions anciennes; il a su la lier à son sujet si essen-tiellement, que l’unité n’en paroît jamais rom-pue; en un mot, elle est parfaite et conformeaux principes de l’art. L’invention de ce rôle meparoîl, ainsi que l’exécution, un trait de génie,puisque cet épisode nécessaire., non seulement nedistrait pas un moment du danger d’Iphigénie,mais en fait même une partie essentielle, et four-nit d’ailleurs à un chef-il’teuvre un dénouementaussi heureux dans toutes ses parties que le restede la pièce. La IIaiu>x.
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