ÀTHALIE,
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Répandre cet esprit d'imprudence et d’erreur,l)e la chute des rois funeste avant-coureur !
L’heure me presse : adieu. Des plus saintes famillesVotre fils et sa sœur vous amènent les filles.
SCÈNE III.
JOSABETH, ZACHARIE, SALOMITH,
LE CHOEUR.
JOSVfiETH.
Cher Zacharie, allez, ne vous arrêtez paB;
De votre auguste père arcompagnez les pas.
O filles «le Lévi , troupe jeune et fidèle,
Que déjà le Seigneur cmhrasc de son zèle,
Qui venez si souvent partager mes soupirs,
Enfants , ma seule joie en mes longs déplaisirs,Cosfestons dansvos mains, et ces Ileurssurvos têtes,Autrefois convenoicn I à nos pompeuses fêles ;
Mais, hélas! en ce temps d’opprobre et de douleurs,Quelle offrande sied mieux que colle de nos pleurs !J’entends déjà , j’rnitotids la trompette sacrée ,
Et du temple bientôt on permettra l'entrée.
Tandis que je me vais préparer à marcher,Chaulez, louez le Dieu que vous venez chercher.
SCÈNE IV.
LE CHOEUR.
tout le cireur chante.
Tout l’univers est plein de sa magnificence :
Qu’on l’adore ce Dieu , qu’on l’invoque à jamais ISon empire a des temps précédé la naissance;Chantons, publions ses bienfaits.
une voix seule.
En vain l’injuste violenceAu peuple qui le loue imposeront silence :
Son nom ne périra jamais.
I.c jour annonce au jour sa gloire et sa puissance * A :Tout l’univers est plein de sa magnificence ;Chantons , publions ses bienfaits.tout le choeur répète.
Tout l’univers est plein de sa magnificence :Chantons, publions ses bienfaits.
UNE voix seule.
Il donne aux fleurs leur aimable peinture-,
II fait naître et mûrir les fruits :
Il leur dispense aven mesureEt la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits;
Le champ qui les reçut les rend avec usure.
UNE AUTRE.
Il commande an soleil d’animer la nature ,
Et la lumière est un don de ses mains;
Mais sa loi sainte, sa loi pureEst le plus riche don qu’il ait fait aux humains
CNE AUTRE.
O mont de Sinaï, conserve la mémoireDe ce jour à jamais auguste et renommé ,
Quand, sur ton sommet enflammé,
Dans un nuage épais le Seigneur enferméFit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire.
Dis-nous pourquoi ces feux et ces éclairs.
Ces torrents de fumée , et ce bruit dans les airs ,Ces trompettes et ce tonnerre :
Venoit-U renverser l’ordre des éléments?
Sur ses antiques fondementsVenoit-il ébranler la terre ?
UNE AUTRE.
Ilvenoit révéler aux enfants des HébreuxDe ses préceptes saints la lumière immortelle ;
H venoit à ce peuple heureuxOrdonner de l’aimer d’une amour éternelle.
TOUT LE CIICF.IIR.
O divine, ô charmante loi!
O justice , ô bouté suprême !
Que de raisons, quelle douceur extrêmeD’engager à ce Dieu son amour et sa foi!uni; voix seule.
D’un joug cruel il sauva nos aïeux,
Les nourrit au désert d’un pain délicieux ;
Il nous donne ses lois, il se donne lui-même :Tour taut de biens , il commande qu’on l’aime.I.E chof.uk.
O justice , ô bonté suprême !
LA MÊME VOIX.
Des mers pour eux il entr’ouvrit les eaux;D’un aride rucher lit sortir des ruisseaux:
Il nous doime ses lois, il sc donne lui-même 4 s :Pour tant de biens, il commande qu'on l’aime.LE CHŒUR.
0 divine , ô charmante loi!
Que de raisons , quelle douceur extrêmeD’engager à ce Dieu son amour et sa foi!une autre voix seule.
Vous qui ne connoissoz qu’une crainte servile,Ingrats , un Dieu si lion ne peut-il vous charmer?Est-il donc à vos cœurs, est-il si difficileEt si pénible de l’aiuier?
L’esclave craint le tyran qui l’outrage;
Mais des enfants l’amour est le partage.
Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits,Et ne l’aimer jamais 4 “ !
TOUT T.E f.HCKÜR.
O divine, ô charmante loi!
O justice , ô bonté suprême !
Que de raisons, quelle douceur extrêmeD’engager à ce Dieu son amour et sa foi !
ACTE SECOND.
SCÈNE T.
JOSABEXII. SALOMITH, le ciigelk.
JOSARKTII.
Me» fille», c’est assez : suspendez vos cantiques :
Il est temps de nous joindre aux pricrespubliques.Voici notre heure : allons célébrer ce grand jour,Et devant le Seigneur paxoître à notre tour.