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le gouvernement suédois actuel avait fait proposer lacession de la Finlande, sous condition qu’on ne lui de-manderait pas de rompre ses relations commercialesavec l’Angleterre. Mais ceci, à ce que j’ai appris en-suite par Binder et aussi par Hudelist, était le fondde ces anciennes insinuations, pour lesquelles M. deSchwerin avait été envoyé à Pêtersbourg ; et il paraîtsûr qu’en ce dernier lieu le gouvernement suédois s’étaittout-à-fait jeté dans les bras de la France, que parconséquent il sera très-difficile d’échapper à la ruptureavec l’Angleterre, quelque ruineuse qu’elle puisse êtrepour la Suède.
Jeudi 29. J’ai eu aujourd’hui une conférence avecHudelist, et j’ai reçu une lettre du comte Stadionsur la nécessité urgente de rompre ce silence funesteque nour gardons depuis si longtemps. — Le résultatde cette conférence est, que je quitterai Pest et mêmela Hongrie pour chercher un point plus convenable àce projet.
Aujourd’hui est arrivé M. de Binder qui avait pré-cédé le prince Schwarzenberg à Pêtersbourg et qui l’ya dignement secondé. — Le prince est parti pour l’ar-mée; Binder est resté; et j’ai eu avec hji une con-versation de quatre heures, une des plus intéressantesque je puisse imaginer. C’est un homme de beau-coup de moyens, d’excellents principes, d’une âme forteet élevée. Il m’a demandé mon avis sur notre situa-tion; je l’ai pleinement satisfait; depuis longtemps jen’avais été aussi éloquent; tout coulait de source.
Après que Binder m’eut écouté avec beaucoup d’at-tention, nous sommes retournés aux affaires de la Russie.Comme il a beaucoup plus l’habitude des affaires que