Band 
Erster Band.
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chez lui. Il m’a longuement parlé sur les affaires dela Russie. Le fond était absolument conforme à ceque je savais; mais des détails curieux. Le princeSchwarzenberg s’est certainement conduit à merveille— L’empereur lui paraissait fort attaché; et je crois,qu’il l’était autant qu’un homme aussi louche et aussifaux peut l’être. Dans les nombreuses et intéressantesconversations qu’il a eu avec lui, l’empereur lui accor-dait ordinairement tous ses arguments. „Mais — com-ment voulez-vous lutter contre un homme d’une tellesupériorité?“ — voilà le refrain éternel. Romanzoffest un homme si fort au-dessous de tout ce qu’onpeut imaginer de misérable que le prince Schwarzen-berg était toujours dans l’étonnement de ce qu’un êtrede cette trempe pouvait jouer un rôle quelconque. —Il est au reste persuadé que l’occupation de la Gallicieest le non plus ultra des hostilités, que la Russie sepermettra; les généraux qui commandent le corps quiest entré dans cette province (Suworoff, Lambert,Doktoroff etc.) sont tous ennemis jurés du systèmeactuel, et plus ou moins amis de l’Autriche. — Le princeSchwarzenberg approuve parfaitement mon opinion, qu’onne doit rien entreprendre de notre côté contre lesRusses, ignorer autant que possible tout ce qu’ils font etc.,et il m’a dit, qu’il avait écrit dans ce sens à l’archiducFerdinand, en y ajoutant littéralement mon grand ar-gument que tout engagement entre les troupes produitplus ou moins de l’irritation, chose que l’on ne sauraitéviter avec assez de soin. ■— Il m’a expliqué commentTettenborn avait pu me donner la fausse nouvelle dela mort du roi de Suède, et m’a parlé sur l’état desrelations entre la Russie et ce pays. Il me disait que