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qu’aprcs le dîner; nous avons eu quelques données ex-trêmement vagues; et nous sommes retournés à Tyrnausans être beaucoup plus instruits qu’auparavant.
Dimanche, le 9, j’ai reçu une lettre de FerdinandPalffy avec un Postscriptum de Bubna, d. d. Wolkors-dorff 5. Par cette lettre j’ai vu en frémissant qu’ona dû permettre à l’ennemi de s’établir tout-à-fait surla rive gauche, d’y construire une tête de pont, etune lisière de retranchement le long du Danube ! — Lamême circonstance se trouvait aussi dans une lettre,que le prince Schwarzenberg a reçu d’un officier deOTteilly en date du 4; il paraît que dès le premier dumois ils ont commencé ce travail; et qu’il y a eu detemps en temps de fortes canonnades pour l’empêcher.
Le Postscriptum de Bubna m’enjoignait de prendre lechemin de Ho lit s ch, pour arriver au quartier-général.Cette lettre prouvait au-reste, que jusqu’au 5, il n’yavait pas eu d’affaire sérieuse; en effet la bataille n’acommencé que jeudi le 0.
Une foule de fausses bonnes nouvelles, par unesingulière fatalité avant-coureurs constants et imman-quables de chaque terrible catastrophe de ces jours,nous a tout-à-coup inondé à Tyrnau; le revers du6 avait été amplement réparé le 7; le centre et l’ailedroite allaient à merveille, l’ennemi était en pleine re-traite, etc. Je n’ai pas beaucoup partagé ces illusions.Cependant dans l’état où se trouvaient les choses,j’aurais commis une grande folie, en voulant exécutermon projet. Une estafette, que j’avais envoyée ven-dredi au comte Stadion, ne m’avait pas valu de ré-ponse; je n’étais que trop sûr, qu’on ne l’aurait pasmême attendu pour m’écrire et qu’une lettre de Binder