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Erster Band.
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se trouvait quelque part. Pour éclairer ce chaos jepris le parti d’envoyer mon domestique Charles en re-connaissance, avec une lettre pour le général Bubna.Il se mit en route à 10y 2 heures.

Le reste de la journée se passa dans un assez grandcalme; j’avais absolument repris mon assiette, résolu à at-tendre tranquillement le retour de mon courrier, lorsquepeu avant minuit le prince Schwarzenberg entra dans machambre, pour me faire lecture de l’affreuse lettre ci-jointe.

Préparé depuis longtemps à un événement pareil, j’enacquis cependant la certitude dans un état d’anéantisse-ment complet. La lettre pouvait se ressentir un peu dupremier effet, que ces affligeantes nouvelles avaient faitsur une femme très sensible; mais comme cette femmeest en même temps très-sensée, et très éclairée, il fallaitbien que le fond fut tel qu’elle le disait. D’ailleurs lasource était nullement sujette à caution; et les événe-ments trop bien liés, pour ne pas être vrais.

Lundi 10. Voyant, qu’il était devenu impossible decontinuer mon voyage, que dans les circonstances oùnous nous trouvions il était sage de songer à-temps àune retraite, que Tyrnau, quoique pas directement exposé,pouvait l’être d’un jour à l’autre, et qu’attendre le re-tour de mon courrier n’était pas un objet assez majeurpour contrebalancer ces considérations, très-pressé d’ail-leurs par le prince et sa belle-sœur, de ne pas prolongermon séjour, et sachant en-outre, que je trouvais à Frci-städtel le comte Erdôdy, chancelier de la Hongrie,qui pouvait, et me communiquer quelques nouvelles, etme faciliter beaucoup les mesures ultérieures à prendre,je partis de Tyrnau vers les 4 heures, et restais àFreistädtel jusqu’à une nouvelle résolution.'