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L’insensibilité profonde de l’empereur est un phéno-mène au moins aussi remarquable, que l’ineptie de l’ar-ehidiic Charles. Il a vu d’abord du Bisamberg et puisd’une montagne, qu’on appelle Hohenleiten, toute lamarche de cette trop malheureuse bataille; et il l’a vucomme un spectacle qui ne le regardait pas. Lorsquel’engagement a commencé, il a dit bien froidement:„quant à l’aile gauche, je sais que cela ira mal; carRosenberg y est.“ — On lui prête encore d’autres pro-pos moins constatés; ceci et bien d’autres détails meseront un jour plus amplement développés par Bubna,Stadion, et d’autres qui ont été au centre des évé-nements.
P als f y se rend à Komorn. L’impératrice lui a donnéune lettre dans laquelle elle proteste avec force contretout projet de paix déshonorable. Cependant il estclair, qu’il faudra en passer par-là.
Le comte O’Donnell et plusieurs autres person-nes éclairées et bien-pensantes sont encore tout-à-faitprononcées contre l’idée d’une négociation. Moi au con-traire je me tiens convaincu, que le comte Stadionlui-même voterait aujourd’hui pour la paix. Je n’ai pasbesoin de développer ici les arguments qui me portentà la croire indispensable. J’aurai plus d’une occasionpour le faire; et d’ailleurs ce grand et terrible objetoccupe trop mon esprit, pour que je puisse jamaisoublier la marche et l’entraînement de mes idées.
J’ai reçu une lettre de Constantinople, de M. Ad air.Il parle avec beaucoup de force sur la nécessité de di-riger la rédaction de nos bulletins militaires avec toutle soin imaginable; ce qu’il dit là-dessus mériterait laplus grande attention, s’il en était temps encore. —