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des affaires ? — Les événements de la guerre ont détruitle comte Stadion avec son système; aussitôt que par cesfunestes événements un autre système était forcémentet inévitablement amené, il fallait bien que quelqu’unassistât l’État dans sa détresse. Je ne trouve rien deblâmable dans la conduite du comte Metternich; etquoique je déplore sincèrement la perte de Stadion, ellen’est cependant qu’un des résultats nécessaires de toutce qui est arrivé par notre aveuglement et par nos folies.
Lundi 17. Ferdinand Palffy revenu de Erlau m’acommuniqué beaucoup de détails sur l’histoire de ladernière bataille. A la fin — mais la vérité et la raisontriomphent trop tard — à la fin tout le inonde convientde l’incapacité absolue, de la nullité honteuse de l’ar-chiduc Charles. Toute l’armée jette les hauts cris. Soninaction scandaleuse après la bataille d’Aspern, son in-croyable conduite jusqu’au jour où celle de Wagramfut livrée, ne suffisait point pour éclairer ce public. 11fallait encore un trait de plus; la pusillanimité, qu’il amontrée à la nouvelle du premier revers essuyé à cettebataille. Ce n’est que du moment, dit Palffy, où il acommandé la retraite sur l’aile gauche, que la dérouteest devenue générale et terrible! — Après, la batailleil a envoyé Colloredo à l’empereur, pour faire dire,qu’il ne pouvait plus se battre, qu’il lui saillait la paix,ou au moins un armistice, qu’il n’avait plus que 35,000hommes, sur lesquels il put compter. Au-lieu de lerenvoyer sur-le-champ, l’empereur lui a fait proposerune entrevue pour le lendemain; et c’est là probable-ment que l’on est convenu de la négociation pour l’ar-mistice. L’empereur est parti le 10, l’armistice a étésigné le 12-