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Erster Band.
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d’inspirer une gründe confiance à M. Canning, et il aobtenu (pour les projets que lui et les siens nourris-saient, et nourrissent sans cesse relativement à desmouvemens dans le nord de l’Allemagne) d’abord toutce qu’il a pu désirer de secours immédiats, et en-outredes promesses magnifiques. Rarement un étranger asi complètement réussi en Angleterre.

Kleist est un enthusiaste. Son courage, et l’énergiede son caractère lui font tout voir en beau; ainsi,bien loin de se rendre aujourd’hui, il donne encore dansles perspectives les plus brillantes. — Je ne saurais lespartager avec lui; j’en ai trop vu pour me bercer d’illu-sions. Cependant il m’a dit trois choses assez impor-tantes.

1. Que l’expédition anglaise était effectivement des-tiné pour le nord de l’Allemagne, et que ce n’est quesur la nouvelle de notre armistice, qu’elle a rebrousséchemin, pour attendre de nouveaux ordres. Si elle vaen Hollande, ce ne sera qu’un intermezzo. Il assureque c’est par lui que lord Chathain a reçu la premièrenouvelle de l’armistice, et qu’il lui a fait écrire, qu’aussi-tôt que les affaires d’Allemagne reprendraient un as-pect favorable, il serait là pour coopérer.

2. Que malgré tout ce que nous avions su jusqu’àprésent, le roi de Prusse était prêt à se déclarerpour nous, que Knesebeck avait été pour cela envoyéà Komorn, qu’il y avait porté des explications assezpositives, que pour peu que nous lui donnions l’assu-rance de nous souvenir de lui dans nos négociations, illèverait le masque tout-à-fait, et que si la guerre re-commençait de notre côté, il agirait incessament du sien.Il y a certainement beaucoup de vrai dans ce récit ;