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ne parviendront pas à exécuter la totalité de leurs pro-jets, dont la réussite serait certainement un des contre-temps les plus terribles pour Bonaparte,]
Jusqu’ici rien n’a été articulé par rapport aux con-ditions territoriales. Le congrès a commencé sans quel’on ait eu là-dessus des notions fixés ou claires quel-conques; et les Français ont poussé la dissimulationjusqu’à exiger de nous, d’articuler les sacrifices quenous voulions faire pour obtenir la paix. En généralon paraît persuadé, que leurs demandes à cet égardseront modérées; on est plus alarmé sur les sacrificespécuniaires qu’ils demanderont.
On fera tout ce qu’on pourra pour sauver le Tyrol,ou pour imaginer un arrangement qui ne soit pas totale-ment incompatible avec notre honneur. Cette lettredu 29 mai, par laquelle l’empereur avait de nouveausolemnellement promis aux Tyroliens de ne jamais fairede paix sans les attacher à la monarchie ■— cette lettreest authentique, écrite par Bubna lui-même; le charmede la bataille d’Aspern fascinait alors tous les yeux.
Peu d’hommes jugent des affaires et des hommesen général, et particulièrement de la marche de cetteguerre, avec plus de calme et de raison que Bubna.Il m’a tracé la faible conduite de l’archiduc Charlesà-travers les différentes époques de la campagne. Il m’aconfirmé que, parti de Landshut dans l’idée de se battrecontre Davoust, il a été saisi d’une véritable terreurpanique, lorsqu’il a appris que Napoléon était là. —Après la bataille de Ratisbonne il lui a écrit une lettreà-peu-près dans ces termes: „V. M. ne m’a pas laisséle temps de La complimenter; Elle m’a reçu par lesrevers, que j’ai éprouvés-Quoiqu’il en soit je me