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féliciterai toujours de rencontrer V. M. soit avec l’épée, soitavec l’olivier.“ — La fameuse mission de Pergen, quin’a pas été aussi insignifiante qu’on a voulu nous le fairecroire, lui a complètement fait tourner la tête. Il a cru dèsce moment que Bonaparte voulait la paix, et qu’elle neserait point difficile. C’est pour cela, qu’il a envoyéWeiss enwolf; et quoique cette démarche n’ait pasproduit son effet, il a eu pendant la bataille de Wa-gram toujours un oeil à la guerre, et l’autre à la paix.
— Bubna juge cette bataille à merveille. Il dit, quecertainement le résultat ne répondait guères aux pré-paratifs, car en voyant 3 à 400,000 hommes se battantavec un millier de canons, on se serait attendu à quel-que bataille de Cannes ou de Pharsale ; tandis que touta fini par une perte de 12 à 16,000 de l’un et de l’autrecôté. Il dit, que si l’archiduc avait voulu risquer letout pour le tout, il eut pu remporter la victoire, etmême la plus complète et la plus décisive; mais aussi,s’il le manquait, l’armée était anéantie, et la monarchieau diable. Une fois décidé à ne pas jouer un jeu aussitéméraire, il était obligé de finir au moment où il apris cette résolution; car notre pivot était renversé, etcelui de Bonaparte, son terrible centre, n’avait pas bougé.
— Quant à l’archiduc de an, il le croit éminemmentcoupable ; il excuse même l’archiduc Charles, de ce qu’ilne l’ait pas fait venir plutôt, parce qu’il ne savait pasà temps, que Bonaparte avait rappelé toutes les forcesqui se trouvaient entre Presbourg et Raab.
Nous avons beaucoup parlé de ces demi-négocia-tions, dont Knesebeck est chargé. Il est persuadécomme moi, que si même le roi de Prusse voulaitenfin sincèrement se joindre à nous, il serait beau-