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nistère prussien, qu’il n’était nullement question de me-sures réelles. (Le comte Munster s’en plaint amère-ment dans une lettre du 29 juillet que Ilardenberg areçue de lui il y a quelques jours.) L’issue de la mis-sion de Steigentesch est connue. Le roi l’a reçuavec ces mots: „Vous venez pour me précipiter dansle malheur“ — et jamais il n’a pu lui arracher un motconforme à sa déclaration précédente. Fagel admet,que le prince peut avoir été un peu trop exalté dansses espérances, et pas assez circonspect dans les termespar lesquels il les a rendu. Mais, tout en convenant,qu’il avait averti le prince d’être sur ses gardes, ilproteste, que le langage du roi a été tel, que personnen’aurait manqué d’être sa dupe jusqu’à un certain point.Ce qu’il y a de plus curieux encore, c’est que, quandSteigentesch s’est appuyé sur les promesses solem-nelles que le roi avait données au prince d’Orange, leroi lui a répondu: ,,0h! ne citez pas le prince d’Orange;c’est un enthousiaste, qui ne sait ni ce qu’il entend,ni ce qu’il dit.“
Fagel est parfaitement de mon avis, qu’il faudraitêtre à-peu-près fou, pour se fier aux propositions va-gues et obscures de Knesebeck, après une leçoncomme celle que nous a donné l’histoire du princed’Orange.
Val en fini, qui aime la guerre avec passion, n’apas cependant pu soutenir contre moi, qu’il y avais deschances raisonnables, qui pussent nous engager à lacontinuer. Autre aveu précieux! — Le même, qui aassisté à toutes les affaires, m’a aussi avoué, que sansl’armistice il est assez probable, que l’armée autri-chienne eut été complètement détruite.