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ensuite au comte Stadion avant son départ. Il estdécidé, qu’aussitôt que le dénouement arrive, je merendrai à Dotis, pour prendre connaissance de toutesles pièces, et pour travailler avec le comte Stadion —à un nouveau manifeste.
La conversation s’est naturellement dirigé sur lefond de la chose. J’ai fait l’impossible pour découvrirla véritable pensée de Hudelist. Je lui ai fait les plusfortes objections contre la continuation de la guerre;il a répondu à tout de la manière la plus décisive. Jene sais pas, s’il a profondément dissimulé, ou si depuisle retour des ministres à des vues moins favorables àla paix, il se croit obligé de parler dans leur sens, oubien, s’il a changé lui-même comme les autres. CarPalffy à qui j’en ai encore parlé le soir, m’a répétéce qu’il m’a dit le matin, ajoutant encore, que l’empe-reur était tellement ennuyé du langage archi-pacifiquede Hudelist, qu’il l’avait appelé plusieurs fois leprince de la paix. Il faut donc qu’il y ait quelquechose de vrai à cette assertion de Palffy, qui sou-tient, que si Baldacci (le seul des entours de l’empe-reur qui ait invariablement voté pour la guerre) n’enavait pas imposé à Hudelist, celui-ci aurait pousséla chose à la dernière extrémité, son avis étant au com-mencement de la négociation, qu’il fallait faire la paixà tout prix et à toute condition.
Un entretien assez développé sur la Prusse, sur lenord de l’Allemagne, sur les projets insurrectionnels,sur M. de Stein, sur Knesebeck etc. a conduit àquelques explications importantes. Je lui ai cité ceque le comte Stadion avait dit à Knesebeck àOlmütz; il m’a répondu, qu’il trouvait cela fort simple,