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puisqu’à cette époque-là le comte Stadion avait abso-lument abandonné tout espoir, et regardait la paix commele seul remède possible. — Il est enfin parfaitementclair que le comte Stadion, et plusieurs autres aveclui, ont pendant les premières semaines après l’armis-tice envisagé notre situation comme désespéré, et quedepuis peu ils sont revenus à d’autres opinions; cettedernière résolution s’explique 1. par les propositionsexagérées et insolentes des Français, 2. par l’aspectdes mesures prises en dernier lieu pour réorganiserl’armée, et pour en régénérer le commandement, 3. parles dispositions personnelles de l’empereur. Cette cir-constance est peut-être la plus décisive. Car dès qu’ilparaît que l’empereur est fortement prononcé pour laguerre, les ministres sont déchargés d’une grande par-tie de leur responsabilité, et peuvent donner beaucoupplus librement dans un nouvel essai, quelque dangereuxqu’il soit. — Il me semble, que Metternich est à-peu-près dans la même catégorie que le comte Stadion.— Enfin toute la scène a changé depuis quinze jours.
Hudelist m’a dit par rapport au singulier éloigne-ment du comte Stadion à traiter avec M. de Stein,qu’il croyait en trouver la véritable cause dans l’aver-sion prononcée du comte Stadion pour tout ce quis’appelait projet révolutionnaire; chose, dont il croyaitM. de Stein profondément imbu. — Ceci n’est pasabsolument faux.
Le soir j’ai eu chez la princesse Esterhazy denouvelles conversations avec Wentzel Liechtenstein,et Palffy. — Wentzel m’a beaucoup parlé du princeJean. Celui-ci ne partage pas la manière de voir del’empereur; il veut la paix à des conditions honnêtes