Band 
Erster Band.
JPEG-Download
 

163

La circonstance la plus remarquable dans cette his-toire est peut-être celle qui regarde le congrès. L’em-pereur avait si complètement induit en erreur le comteMetternich par son langage guerrier, que celui estallé à Àltenbourg avec la conviction la plus parfaite, quel’empereur ne ferait point la paix; et quoique Stadionlui ait donné de nombreux avertissements pour qu’ilne s’aveuglât pas trop, il n’a pas pu ébranler sa foi.Ceci explique en partie la singulière tournure qu’ona donnée à la négociation, dont le seul but a évidem-ment été de ramasser des matériaux pour un manifeste.Lorsqu’il s’agissait de faire nos contre-propositions,l’empereur ne voulait proposer que Salzbourg, et unetrès-petite partie de la Gallicie; Metternich lui a faitsentir, à quel point cela était ridicule; mais pour l’en-gager à hausser seulement un peu ses propositions,(pour arriver à la moitié de la Gallicie occidentale) ila dû lui certifier et lui jurer que les Français ne lesaccepteraient jamais; tellement l’empereur paraissaitencore s’obstiner à la poursuite de la guerre. Aussi,dit le comte Stadion, rien n’égalera la surprise de Met-ternich, lorsqu’il apprendra cette révolution.

J’ai longtemps discuté avec le comte Stadion cequi regarde sa propre situation. J’ai fait l’impossiblepour lui prouver, qu’il ne pouvait et qu’il ne devaitpas abandonner sa place, quelque chose qui arrivât;que l’idée de son successeur faisait trembler, qu’il avaitdéjà traversé avec gloire une époque d’impuissance etd’inaction, qu’il trouverait le moyen, d’en traverser uneseconde, sans compromettre les principes, par lesquelsnous devons remonter un jour etc. Mais il m’a réfutépar de trop bons arguments. Il a dit, que c’était toute

il *