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autre chose en 1806, où les embarras et la faiblessede l’Etat n’allaient pas sur son compte, mais sur celuide son prédécesseur; qu’après avoir fait lui-même uneguerre malheureuse, quoique sans sa faute, il ne pou-vait pas décemment rester en place; que, quand mêmeil se réconcilierait à cette idée, il était absolument im-possible, qu’il coopérât à la paix d’une manière quel-conque, après avoir été si cruellement compromis vis-à-vis des puissances, qu’aussi tout ce qu’il pouvait faire,était de se réserver pour de meilleurs temps.
Je suis sorti de cette importante conversation, quia duré deux heures, avec des sentiments difficiles àpeindre. D’un côté mon attachement profond pour lecomte Stadion, et la peine que me faisait la perspectivede le perdre, augmenté par la juste indignation, quem’inspirait, la misérable conduite de l’empereur; d’unautre côté la satisfaction que j’éprouvais par l’idée dela presque-certitude de la paix, et par celle d’y avoiramplement contribué. Ceci n’est certainement pas uneillusion. Il est vrai, qu’en arrivant ici, j’ai trouvé dansles principaux généraux des dispositions extrêmementpacifiques; mais elles ont été fortifiées et développéespar mes raisonnements, et il est incontestable que sur-tout l’opposition de Jean Liechtenstein, et les effortsqu’il a faits pour la paix (circonstance, sans laquellel’empereur ne se serait guère prononcé) ont été engrande partie mon ouvrage. Ensuite, en travaillantPalffy, en le forçant, pour ainsi dire, à adopter monsystème j’ai ramené l’impératrice; autre point absolu-ment nécessaire pour que l’empereur se déclarât dansce sens. Ainsi en fournissant les deux moyens les pluspuissants pour faire arriver le résultat tant désiré (sans