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la revue de l’insurrection; comme il reviendra demainc’est alors que je l’attaquerai sérieusement.
J’ai eu une conversation avec le général Stutter-lieim, qui m’a de nouveau appris une foule de don-nées sur le triste état des choses. Ce nouveau conseilmilitaire, qu’on avait tant vanté, n’est qu’un phantôme.Il n’a fait aucun plan; Meyer le seul qui eut assezd’activité pour en produire est trop savant, trop pé-dant, trop diffus; il commence par Cyrus pour finiravec Bonaparte ; Bellegarde ne s’explique pas; Ducan’ouvre jamais la bouche. Le prince Jean, lorsqu’ilétait aux séances de ce triste conseil, s’endormait or-dinairement. Ce qu’il y a de plus malheureux, c’estque l’empereur se sert de cette nouvelle machine pourdonner une quantité d’ordres, dont le prince Liechten-stein ne sait rien, et qui gâtent les choses les plusessentielles; il en donne aussi par-fois par le Hof-Kriegsrath de Pest! Si la guerre avait recommencé,l’empereur aurait continué ce train au grand détrimentde l’armée et de ses opérations (NB. et d’autant plus,que l’impératrice n’avait pas manqué de lui insinuer,que le prince Liechtenstein devait être bien contrôlédans son commandement, et que l’empereur ferait biende ne pas trop l’abandonner à lui-même. Ceci est dePalffy). — Le prince Liechtenstein, il est vrai, auraitpris le parti du désespoir, et se serait en allé avectout son état-major, sans plus faire attention au conseil.Mais alors il était obligé d’agir tout seul; et il ne lepouvait pas non plus; et Radetzky, bon officier, bonquartier-maître-général dans le sens ordinaire, ne pou-vait pas suppléer à ce qui lui manque: la confusionserait devenue énorme. — Comment agir d’ailleurs?