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Mercredi 27. Le comte Stadion a déjà fait sadéclaration formelle à l’empereur, et il m’a dit, qu’ilpartirait aussitôt qu’on se trouverait ici dans le casd’avouer, qu’on fait la paix. Nous avons causé cematin sur nos relations avec les autres pays. C’estune grande consolation dans les malheurs, que cellede pouvoir nous dire, qu’à l’exception des pauvresTyroliens, personne ne peut nous reprocher de l’avoirentrainé dans quelque désastre. Les Espagnols sontbattus; et (selon ma conviction) cette affaire est main-tenant finie; si, malgré notre guerre ils n’ont pas puse soutenir, et si on les a achevé pendant notre guerre(grâce à leur mauvaise conduite) ils ne peuvent passe plaindre de notre paix. Quant aux Anglais, aux-quels cette guerre aurait pu devenir si utile, leursopérations ont été vraiment inconcevables. Le coup,qu’ils ont voulu porter en Espagne, a complètementmanqué; l’expédition d’Anvers paraît finie de la ma-nière la plus ridicule; celle du général Stuart est de-venue la fable de l’Italie, et ils se sont promenés quatremois dans la Baltique sans rien entreprendre. Noussommes quittes envers tout le inonde, excepté le Tyrol.A propos de celui-ci j’ai appris une belle chose. Enparlant au comte Stadion de cette fameuse lettre du29 Mai, dont Bubna s’est avoué l’auteur avec sa can-deur ordinaire, j’ai été étonné d’entendre, que le comteStadion ne la connaissait pas ! ! Voilà comme on faitchez nous les affaires!
Le comte Metternich et le prince Paul Esterhazysont arrivés d’Altenbourg; je n’ai pu avoir avec le pre-mier qu’une très-courte conversation après-dîner; il estallé à Komorn où l’empereur est allé aussi pour faire