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toujours un certain vague sur le véritable état deschoses.
Ce soir, au thé chez le comte Stadion, il s’estentamé une conversation sur la bataille de W a grain,qui m’a fait faire bien de réflexions. Wallmodenm’avait donné sur cette bataille les détails les plusauthentiques; le tableau, que Metternich en a fait,ressemblait si peu à la vérité, qu’il aurait été, je crois,également applicable à celles de Leu t lien ou de Hoch -städt. Selon lui, et selon ce qu’il prétend savoir parles Français, les Français étaient déjà tellement battusle 5 au soir, que tout autre que Bonaparte, n’auraitpas hazardé le combat le 6! — Ce dernier jour toutétait à notre avantage; l’aile droite avait complètementvaincu! Le centre de Bonaparte était entouré!! L’ailegauche pliait à la vérité; mais si l’archiduc Jean étaitvenu seulement à 5 heures du soir, non-seulement ilrétablissait tout, mais la retraite de cette aile étaitmême un avantage pour nous!!! Enfin, avec ou sansl’archiduc Jean, nous n’avions qu’à vouloir gagner labataille, qu’à nous dire qu’elle l’était, et la victoire nenous manquait pas! ! — Voilà les illusions dont sebercent encore aujourd’hui nos premiers hommesd’Êtat.
Mercredi 4. Ce matin j’ai eu avec Metternichseul une longue conversation, qui m’a éclairé sur plu-sieurs articles.
D’abord nous nous sommes expliqués sur la questionfondamentale. Metternich m’a déclaré, qu’en consi-dérant notre situation in abstracto , et en la rappro-chant de celle de l’ennemi, sur laquelle il avait demeilleures données que tout autre, il nous croirait très-