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Kutschera(!) — tout en croyant gouverner encore,n’est déjà qu’une ombre de souverain; l’anarchie com-plète a remplacé le gouvernement. — Et ses misérablesgens vous parlent encore de temps en temps de la reprisedes hostilités; ils veulent se battre, grand Dieu!tandis qu’ils ont 70,000 malades, qu’ils ne savent pasfaire guérir! que chaque jour des régiments entiersse plaignent de manquer de fourages! que toutes lesbranches de leur administration sont frappées de dés-ordre et de paralysie!
Jeudi 5. J’ai fait avec le comte Met te mich unelongue promenade. II m’a dit, que Stadion partirademain. J’en ai été terrassé. Nous sommes rentrésdans la discussion de l’affaire de la négociation. Jelui ai demandé de m’expliquer, pourquoi, avec l’idéequ’il s’était formée de la marche de cette affaire, ilavait consenti à l’avant-dernière mission de Bubna, età cette lettre de l’empereur qui a provoqué celle deNapoléon du 15. Il m’a répondu, qu’il n’avait été pourrien dans cette mesure, qui lui avait été à peine con-nue. Il m’a dit, que selon sa conviction intime, l’em-pereur avait toujours voulu la paix; que la révolutiondu 25 n’était pas le passage des sentiments anti-paci-fiques aux sentiments opposés, mais celui de la réso-lution bien prononcée de ne faire la paix qu’à de cer-taines conditions, à celle de l’accepter aux conditionssevères de l’ennemi. -— En attendant, il est en pos-session du ministère; et il faut pour le déplacer, quequelque chose soit faite en sens contraire à Vienne, cequ’il continue à croire très-vraisemblable.
Il a fait une réflexion bien vraie et bien fâcheuse.Voilà la troisième fois que nous faisons la paix au