SUR O E D I P E,
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J'appris, fans rabot ct fans lime,
' L’art d'attraper facilement,
Sans être esclave de la rime ,
Ce tour aisé, cet enjouementQui seul peut faire le sublime.
Que ne m’ont point coûté ces funestes talens!
Dès que j'eus bien ou mal rimé quelque sornette ,Je me vis tout en même tempsAffublé du nom de poète.
Dès - lors, on ne fit de chansonOn ne lâcha de vaudeville ,
Que sans rime ni fans raison ,
On ne me donnât par la ville.
Sur la foi d’un ricanement,
Qui n’était que l'effet d’un gai tempérament,
Dont js fis, j’en conviens , aíiez peu de scrupule,
. Les fats crurent qu’impnnémentPersonne devant moi ne serait ridicule.
Ils m’ont fait là-dessus mille injustes procès;
J’eus beau les souffrir et me taire.
On m’impnta des vers que je n’ai jamais Faits ;
C’est assez que j’en fusse faire.
Ces vers, Monsieur, ne sont pas dignes del’auteur delaTocane et de la Retraite ; vous lestrouverez bien plats, («) et âuffi remplis de fautes
Tout ce morceau fut retranché dans sédition qu'onfit de ces Lettres » pnree qu’on ne voulut pas affliger l’abbéde Chaulìeu : on doit des égards aux vivans ; on ne doitaux morts qrr? U vérité»
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