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JVla parole -est donnée.et je n’ypuis plus rien:
Mais je crois qu’après tout ses sœurs la valent bieit,
THÉSÉE.
Antigone est parfaite , ICnène est admirable ;
Dircé , si vous voulez, n.’a rien de comparable ;
Elles font, lune et r.autre,rm csief-d’œuvre des cieux.;
Mais...
Ce n’eft pas offenser deux si charmantes sœurs,
One voir en leur aînée aiíffi quelques douceurs.
•Il faut avouer que les discours de Gnillo.t-Gorju et de Tabarin ne font guère diflerens.
Cependant l’ombre de Laìus demande unprince ou une princesse de son sang pour victime ;Dircé , seul reste du sang de ce roi, est prête às’immoler sur letombeau de son père: Thésée ,qui veut mourir pour elle, lui fait accroire qu’ileít son frère , et ne laisse pas de lui parler d’autourmalgré la nouvelle parenté.
J’ai mêmes yeux encore, et vous mêmes appas.
Mon cœur réécoute point ce que le sang veut dire.;
Ç’est d’amour qu’il gémit, c’est d’amoúr qu’il soupire;
Et pour pouvoir sans crime en goûter la douceur^
II í‘e révolte exprès contre le nom de sœur.
Cependant, qui le croirait? Thésée , dans cettemême scène., se lusse de son.stratagème. 11 ne peutpas soutenir pjus.long-temps le personnage de frère ;et fans attendre que so frère de Dircé soit connu,il lui avoue toute la feinte, et la remet par-Iàdans le péril dont il voulait la tirer, eniuidisarstpourtant :
Que l’arnour, pour défendre une si chère vie,
Peut faire vanité d’up peu de tromperie.