jg LETTRES
extrémités, et qu’il suppléât par la*féeondité deson génie à 1 aridité de la madère. Il choisit doncl’épisodc de Thésée et de Dircé ; et quoique cet.épisode ait .été universellement.condaniné,quoiqueCorneille eút pris dès long-temps.la glorieuse ha-bitude d’avouer ses fautes , il ne reconnut pointcelle-ci -, et parcs que cePépisode était tout entierde son invention, il s’en applaudit dans fa préface:.tant il.est difficile aux plus grands hommes, etmême aux plus modestes , de se .sauver desillusions de l’amour-propre.
II faut avouer que Thésée joue un étrange rôlepour un héros. Au milieu des maux les plus .hor-ribles dont un peuple puisse être accablé, ildébute par dire que.,
Quelque ravage affreux que fasse ici la peste,L’abFence.aux vrais amans est encor plus Funeste.
'Et parlant, dans la seconde scène, kOedìpe :
11 veut lui Faste voir un beau Feu dans Fon sein.,
Et tâcher d’obtcnir un.aveu Favorable, *Qui peut Faire un heureux d’un amant misérable.
...11 est vrai, f aime en votre palais;
'Chez vous est la beauté .qui fait tous mes souhaits.Vous l’aimez à l’égal d’Antigmie et dTFmène,
Elle tient même rang chez vous et chez la reine.;En un mot, c’est leur sœur, la princesse Dirçé,Dont les yeux.. ..
Oedipe répond:
.... Quoi! ,Fes yeux, Prince, vous ont blessé?
Je Fuis fâché pour vous que la reine Fa mèreAit su vous prévenir pour un fils de Fon frère.