SUR OEDIPE. 47
“4® d’Oedipe devrait finir au premier acte. IL n"estpas naturel qu’ Oedipe ignore comment son prédé*e( pS ceffeur est mort. Sophocle ne s’elt point mis dutout en peine de corriger cette faute ; Corneille -,itçï en voulant lu sauver, a fait encore plus mal qua.:sce!i Sophocle ; et je n’ai pas mieux réussi qu’.eux,.:?tra Oedipe , chez moi, parle ainsi à Jocafte :
On m’avait toujours dit que ce fut un ThébainQui leva fur fou prince'une coupable main.
Pour moi qui, sur son trône élevé par vous-même;Deux ans après fa mort ai ceint le diadème;Madame, jusqu'ici, respectant vos douleurs,
Je n’ai point rappelé le sujet de vos pleurs :
Et de vos seuls périls chaque jour alarmée,
Mon ame à d’autres foins semblait être fermée.
Ce compliment ne me parait point une excusevalable de l’ignorance d ’ Oedipe. La crainte dét atta- déplaire à sa femme , en lui parlant de son premier> â mari', ne doit point du tout l’empécher de s’infor-eiitas mer des circonstances de la mort dè sdnprédécef-raspi Peur. C’elt avoir trop de discrétion et trop peu dè .ie» curiosité. 11 ne lui est pas permis non plus de nepoint savoir shistoire de Pborbas. Uft ministred’Etat ne saurait jamais être un homme assez obscurpour être en prison plusieurs années, fans qu’on’l e > en sache rien.
Jocajìe a beau dire :
^ Dans un château voisin , conduit’ secrètement,,e ^ Je dérobai fa tête à leur emportement.
M on voit bien que ces deux vers ne font mis quepicíí four prévenir la critique.; c’est une faute quor»
ivec k
fleur,
itc’íî
□vais,
néta
erkl
mton