Buch 
Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
Entstehung
JPEG-Download
 

4oì E R 1 P H Y L E.

Madame, il faut céder à leurs cruelles lois,;Alcméon neíb point fait pour succéder aux rois.Victime dun destin, que même encor je brave,

Je ne men cache plus, je fuis fils dun esclave.ERIPHYLE.

Vous, Seigneur?

ALCMEON.

Oui, Madame , et dans un rang fi bas,Souvenez-vous qu'enfin je ne men cachai pas;

Que jeus lame a fiez forte, assez inébranlable,

Pour faire devant vous l'aveu qui vous accable ;Que ce sang, dont les dieux ont voulu me former,M-e fit un cœur trop haut pour ne vous point aimer.E K I P H T L E.

Un esclave !

A L C M fi O N.

Une loi fatale à ma naissanceDes plus vils citoyens minterdit lalliance.

Jafpiiais jiilquà vous dans mon indigne folk,

Jai trompé vos bontés, j mérité !a mort.

Madame, à mon aveu vous tremblez de répondre?eriphyle.

Quels foupqons ! quelle horreur vient ici me confondre!Dans les mains dun esclave autrefois jai remis...Mavez-vous pardonné , Destins trop ennemis !Voulez-vous, ou finir, on combler ma misère!Alcméon, dans quel temps a péri votre père?

Quel fut son nom? Parlez.

ALCMEON.

Jignore encor ce noar,Qui ferait votre honte et ma confusion.

E R I P H y L E.

Mais comment mourut-il ? perdit-il la vie ?

En quel temps ?