ACTE Q_U ATRIEME, 403
*A L C M E O N.
C’est ici qu’clle lui fut ravie,
Après qu’aux champs thébains le céleste courrons 'Eut permis le trépas du prince votre époux.
ï ï 1 p li ï l ï.
O crime!
a l c m e o N.
Hélas ! ce fut dans ma plus tendre enfanceQu’on m’enleva, dit-on, l’auteur de ma naissance.
Au pied de ce palais de tant de demi-dieux,
D’où jusque fur son fils vous abaissiez les yeux,
Là, près du corps sanglant démon malheureux père,Je fus laissé mourant dans la foule vulgaireDe ces vils citoyens, triste rebut du fort,
Oubliés dans leur vie, inconnus dans leur mort,
Un prêtre de ces lieux fmva mes destinées;
II renoua le fil de mes faibles années.
Théandfe m’éleva : le reste vous est dû»
J'osai trop m’élever, et je me fuis perdu.
E A 1 p h Y e E.
M’alarmerais-je en vain 1 ? Mais cet oracle horrible-,Le lieu, le temps , f esclave,.. ô Ciel, est-il possible !Qu’on cherche le Grand Prêtre. Hélas ! déjà les dieux,Soit pitié, soit courroux, fam rient à mes yeux»
SCENE IV.
ERIPHYLE, ALCMEON, LE GRAND-PRETF.E
uns sfss à. la main.
LE S i i K D-f 1 E T 1 t.
Ï-/’heuae vient, armez-vous, recevez cette épée.Jadis de votre sang, un traître l’a trempée.