z u l r m e;
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Mes conseils autrefois ne vous révoltaient pas :
Cette voix it’un vieillard, qui nourrit votre enfance,'Quelquefois de Zulime obtint plus d’indulgence.Bénalfar votre père espérait aujourd’huiQue mes foins plus heureux pourraient vous rendre à lui.A son cœur ulcéré que faut-il que j’annonce ?
ZULIME.
Porte-lui mes soupirs et mes pleurs pour réponse:
C’est tout ce que je puis : et c’est t’en dire alTez.
M O H A D I R.
Vous pleurez ! vous Zulime ! et vous le trahissez ?ZULIME.
Je ne le trahis point. Le destin qui l’outrageAux cruels Turcomans livrait fou héritage :
Par ces brigands nouveaux pressé de toutes parts,
De Trémizène en cendre il quitta les remparts :
Et quel que soit l’objet du soin qui me dévore,
J’ai suivi son exemple.
m o H A d i E.
Hélas ! suivez-le encore.
11 revient, revenez, dissipez tant d’ennuis:
Remplissez vos devoirs , croyez-moi.
ZULIME.
Je ne puis.
M o H A d i K.
Vous le pouvez. Sachez que nos tristes rivages’
Ont vu fuir à la fin nos destructeurs sauvages;Dispersés, affaiblis, et lassés déformaisDes mauxqu’ilsont soufferts,et des maux qu’ils ont faits.Trémizène renaît et va revoir son maître :
Sans fa fille, fans vous, le verrons-nous paraître ?Vous avez dans ce fort entraîné ses soldats :
Des esclaves d’Europe accompagnent vos pas.