Z U L I M B.
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Au nom des-noeuds secrets-qu’à son heure dernièreDe ses mourasteí mains vient de former mon père,'De ces nœuds dangereux doftt bous avons promisDe dérober l’étreínte à des yeux eiiiipniís,
Songez jtux. droits sacrés que j’ai sur yo.tre vie?Songez qn’elle est à moi, qu’ elle est, 'à la patrie;
Que Valence dans vous redemande un ■ypngeiir.Allez la délivrer de l’Arabe oppresseur',
Quittez , Jans plus tarder cette rive fatale;
Partez, vivez, régnez, fiì t-.ee .avec ma rivale.
K. A M I K. E.
Non, déformais ma vie est un tissu d'horreurs;
Je rougis de moi-même, et fur-tout de vos pleurs.Je fuis né vertueux , j’ai voulu toujours l’être;Voulez-vous me changer ? chériricz-vons un traître ?J’ai subi i’esvlavage et son poids rigoureux,
I,e Fardeau de la feinte est cent fois plus affreux.
J’ai connu tous les maux, la vertu les surmonte;Mais quel cœur généreux peut supporter la honte ?Quel supplice effroyable , alors qn’il faut tromperEt que tout mon secret est prêt à m’échapper 1A t i n E.
He' bien , allez, parlez, armez sa jalousie,
J’y consens., mais, cruel, n’exposez que ma vie:N’immolez que l’objet pour qui vous rougissez,
Qui vous Forçait à feindre , et que vous haïssez.
E. a m I R E.
Je vous adore, Atide, et l’amour qui m’cnRammeFerme à tout autre objet tout accès dans mon ame.Mais plus je vous adore, et plus je dois rougirDe fuir avecZulimc, afin de la trahir.
Je fuis bien malheureux, fi votre jalousieJoint ses poisons nouveaux aux horreurs de ma vie»