JO 6 DISSERTATION SUR LA TRAGEDIE.
Enfin, Monseigneur, c’est uniquement paròeque cet ouvrage respire la morale la plus pure,et même la plus sévère, que je le présente à votreEminence. La véritable tragédie est l’école de lavertu ; et la seule différence qui soit entre lethéâtre épuré et les livres de morale , c’est quel’instruction se trouve dans la tragédie toute enaction , ç’est qu’elle y est intéressante , et qu’ellqse montre relevée des charmes d’un art qui nefut inventé autrefois que pour instruire la terre,et pour bénir le ciel, et qui, par cette raison 4fut appelé le langage des dieux. Vous qui joigne?■cç grand art à tant d’autres, vous me pardonnez,fans doute , le long détail où je fuis entré fur dqschoses qui n’avaient pas peut-être été encore tout-à-fait éclaircies, et qui le seraient, B votre Emi-nence daignait me communiquer ses lumières fur^antiquité j dont elle a une íì profonde connais,fan ce.