JîJ SEMIRAMIS.
Mais la raine a paru, tout s'est calmé soudain,Tout a senti le poids du pouvoir souverain.
Si déjà de la cour mes yeux ont quelque usage,
La reine hait Aísur, l'observe, le ménage:
Ils se craignent I’un l’autre, et tout prêts d'éclater.Quelque intérêt secret semble les arrêter.
J’ai vu Sémiramis à soli nom courroucée ;
La rougeur de son front trahissait sa pensée ;
Son cœur paraissait plein d’un long ressentiment ;Mais souvent à la cour tout change en un moment.Retourner et parlez.
ARZACE.
J’obéis ; mais j’ignoreSi je puis à son trône être introduit encore.
A Z E M A.
Ma voix secondera mes voeux et votre espoir ;
Je fais de vous aimer ma gloire et mon devoir.
Que de Sémiramis on adore I’empire,
Que L Orient vaincu la respecte et l’admire,
Bans mon triomphe heureux j’envîrai peu les siens.Le monde est à ses pieds, mais Arzace est aux miens.Allez. Aiïur paraît.
ARZACE.
Qui ? ce traître, à fa vue,
ET»» invincible horreur je sens mon ame émue.
SCENE' IL