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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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ACTE SECOND,

i 2 7

ffs mentendais flatter de cette auguste voixDont tant de souverains ont adoré les lois ;

Je la voyais Franchir cet immense intervalle,

Qua mis entrelle et moi la majesté royale :

Que jeu estais touché! quelle était à mes yeuxLa mortelle, après vous , la plus semblable aux dieux !A Z E M A.

Si la reine est pour nous, AÍTur en vain menace jJe ne crains rien.

A a Z A C E.

Jallais, plein dune noble audace,Mettre à ses pieds mes voeux jusquà vous élevés,

Qui révoltent Assur, et que vous approuvez.

Un prêtre de lEgypte approche au moment même,Des oracles dAmmon portant Tordre suprême.

Elle ouvre le billet dune tremblante main,

Fixe les yeux sur moi, les détourne soudain,

Laisse couler des pleurs, interdite, éperdue ,

Me regarde, soupire, et s'échappe à ma vue.

On dit quau désespoir son grand cœur est réduit,Que la terreur laccable, et quun dieu la poursuit.

Je mattendris sur elle ; et je ne puis comprendreQuaprès plus de quinze ans, soigneux de la défendre,Le ciel la persécute, et paraisse outragé.

Qua-t-elle fait aux dieux ? d vient quils ont changé ?

A Z E M A.

On ne parle en effet que d'augures funestes,

De mânes en courroux, de vengeances célestes,Sémiramis troublée a semblé, quelques jours,

Des foins de son empire abandonner le cours :

Et jai tremblé quAssur, en ces jours de tristesse,

B,i) palais effrayé naccablât la faiblesse.