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Sont plus obscurs encore à mon esprit troublé,
Que le sein de la tombe où je suis appelé.
Au sacrificateur on cache la victime jJe tremble sur le choix.
O R O E S.
Tremblez, mais fur le crime.Allez , dans les horreurs dont vous êtes troublé,le ciel vous conduira, comme il vous a parlé.
Ne vous regardez plus comme un homme ordinaire ;Des éternels décrets sacré dépositaire,
Marqué du sceau des dieux , séparé des humains,Avancez dans la nuit qui couvre vos destins.
Mortel, faible instrument des dieux de vos ancêtres»Vous n’avez pas le droit d’interroger vos maîtres.
A la mort échappé, malheureux Ninias,
Adorez, rendez grâce, et ne murmurez pas.
SCENE III .
A R Z A C E, MITRANE.
A R Z A C E.
N ON, je ne reviens point de cet état horrible}Sémiramis ma mère ! ó Ciel ! est-il poffible !
MITRANE arrivant.
Babylone, Seigneur, en ce commun effroi,
Ne peut se rassurer qu’en revoyant son roi.
Souffrez que le premier je vienne reconnaître,
Et l’époux de la reine, et mon auguste maître.Sémiramis vous cherche, elle vient fur mes pas;
Je bénis ce moment qui la met dans vos bras.