ACTE QUATRIEME. gtff
Vens ne répondez point. Un désespoir faroucheFixe vos yeux troubles, et vous ferme la bouche;Vous pâlissez d'effroi, tout votre corps frémit.Qu’est-ce qui s’est passé? qu’est-ce qu’on vous a dit?
A R Z A C E.
Fuyons vers Azéma.
M I T R A N E.
Quel étonnant langage!
Seigneur, est-ee bien vous ? faites-vous cet outrageAux bontés de la reine , à ses feux, à son choix,
A ce cœur qui pour vous dédaigna tant de rois ?
Son espérance en vous est-elle confondue?
A E Z A C E.
Dieux ! c’est Sémiramis qui fe montre à ma vue !
O tombe de Ninus, ô séjour des enfers!
Cachez son crime et moi dans vos gouffres ouverts.
SCENE IV.
SEMIRAMIS, ARZACE, OTANE.
SEMIRAMIS.
O n n’attend plus que vous ; venez, maître du monde;Son fort, comme le mien, fur mon hymen fe fonde.Je vois avec transport ce signe révéré,
Qju’a mis sur votre front un pontife inspiré;
Ce sacré diadème, assuré témoignage,
Que l’enfer et le ciel coníìrment mon suffrage.
Tout le parti d’Affur, frappé d’uit'Jaiiit respect,Tombe à la voix des dieux , et tremble à mon aspectsNinns veut une offrande, il en est plus propice ;
Pour hâter mon bonheur, hâtez cc sacrifice.
H h ;